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La machine à explorer le temps 13/06/09
Nos journées sont ponctuées par des événements qui nous réjouissent ou nous attristent plus ou moins intensément même si les sentiments que nous
ressentons sont mitigés et confus.
Qui s'est livré le matin au petit cérémonial de l'épluchage du courrier connait la stupéfaction causée par quelques factures "totalement injustes".
Exemple 1: quoi, combien ! mais qui est ce qui téléphone autant ?..Exemple 2: impossible, c'est surement une fuite dans la canalisation d'eau de ville !.
Agacé par les sempiternelles promos de chez Leclerc ou de son soi-disant rival le hard-discounter, le genre de pubs vantant le 24ème nugget gratos pour 23
achetés, on ne s'éternisera pas sur ces pauvres poulets qui n'ont connu que de lumière l'artificielle (ce n'est pas le sujet mais ça fait du bien de le dire).
Passablement énervé par le pli recommandé qu'il va bien entendu falloir aller chercher au bureau de poste alors que quelqu'un fut présent chez vous, à ce
moment la je ne vous dit pas comment on l'aime Momo le facteur, de son vrai nom Maurice (mais vous vous en doutiez). Heureusement en compensation Dame
Nature, représentée ici par Momo notre facteur est disposée de temps à autres à saupoudrer un peu de positif dans la balance ou plutôt ici dans ma boite
à lettres. Ce matin la donc j'eus droit à une "vraie" missive, vous savez de celles devenues si rares écrites à la main avec un outil en voie de perdition
qui s'appelle un stylo. A peine ouverte un frisson me parcourra et le temps alors se figea un court instant, des souvenirs inattendus ressurgirent,
se bousculèrent. Elle contenait une autre lettre que mon père expédia au président du Bullmastiff club de l'époque (je penche pour J. Senecat) posant les
questions usuelles dans l'intention de posséder un chien de ce gabarit. Vous allez me dire rien de bien exceptionnel, sauf que cette feuille à peine
ternie datait..du 19 février 1974 ! Témoignage, d'une année ancrée dans ma mémoire, celle de mon service militaire effectuée il faut le dire sans grande
conviction patriotique. Mes tours de gardes étaient rythmés au son d'un mini poste rivé à une oreille par un écouteur, j'avais découvert l'ancêtre du MP3
(bonjour le soldat au passage), diffusant en boucle les tubes kitsch seventies* par l'entremise de radios il faut dire beaucoup moins variées et nombreuses qu'aujourd'hui. .
Il n'empêche si je n'étais qu'un bleu de dix-huit balais avec ses idées réacs j'étais déjà bien addict au chien et plus encore celui à face courte.
J'ai raconté cette histoire plusieurs fois, la dernière dans l'article Vos-Chiens (pâle copie de la saga a t'on dit en coulisses) mais il me plait
à dire que mon père grand amoureux des chiens, nous en avions toujours possédés, mais pas cynophile pour un sou me fit la surprise à l'occasion
d'une perm de m'offrir son "Bouledogue", soit plus communément à ses yeux.....un chien trapu au museau court ! Ce que mon père ignorait
c'est qu'entretemps j'avais déjà réservé mon Bulldog, "le vrai", qui par un tour de passe-passe de l'éleveur s'avéra Bull-Terrier.
Voila comment un Boxer mâtiné Bordelais et une tête d'œuf me firent rentrer de plein pied dans le milieu des races dites à "sale gueule"..Bien que
la complicité qui nous unissait était très forte ces deux la copains comme cochons mais n'ayant rien en commun avec "Porcinet" nous valurent par
leurs péripéties des déboires épiques avec le voisinage.
Remonter le passé est une épreuve qui ne laisse pas indifférent surtout quand on sait que celui qui m'a transmit cette passion pour le
chien n'est plus la pour la partager.
Je remercie Anne-Marie Class pour avoir fait la démarche de me renvoyer cette lettre alors qu'elle était tombée dessus en
rangeant quelques archives.
59 ans de sélection de passion d'amour pour le Dogue ! Peu d'éleveur toutes races confondus peuvent se prévaloir de posséder autant de générations dans leur lignée. Il en ressort une fierté évidente pour le club, aussi une chance inouïe de pouvoir compter parmi nous un des maillons principaux de la saga à une époque où les portées se comptaient sur les doigts d'une main. Nantes fief des Démons Noirs célébrera cet événement lors de la spéciale du 25 octobre en relancant le trophée éponyme. Nous espérons la présence de Mr Averlant afin qu'il puisse le remettre en main propres. Les organisateurs, Gilles avec Corinne et Renaud, devraient rouler sur du velours..comme dit notre ami Richard.
303 Dogues de Bordeaux furent rassemblés à l'occasion de la nationale d'élevage de Plerguer le 13 et 14 septembre dernier tout près de St Malo
en Bretagne. Ce chiffre incroyable qui explose le record d'engagés n'est finalement que le reflet de l'engouement de notre race à travers le monde.
La moitié des chiens exposés vinrent de l'étranger et le nombres de visiteurs ne s'exprimant pas en Français ou Breton, bien que ce dialecte ne soit pas pratiqué
autant qu'il devrait l'être, atteste de sa popularité croissante. Les organisateurs Roselyne et Claude Aubaux, rodés à cet exercice, mirent les petits plats dans
les grands et nous tendirent chaleureusement les bras dans leur vaste et propice site de "la chévrerie du désert". Le samedi dédié aux classes puppy, chiot et
débutant ainsi qu'au passage du TAN et autres mesures, fut troublé dans l'après-midi par un nuage indélicat qui déversa sans vergogne son excédent d'eau.
Cette contrariété n'altéra pas la "combativité" de nos juges qui exercèrent leur sacerdoce dans une bonne humeur communicative relayée au micro par un
enthousiaste Claude Aubaux imprimant un timing millimétré. Dans la soirée à la salle des fêtes du typique village de Plerguer un diner festif composé des
succulentes moules "locales" régala les nombreux participants. Excellente occasion pour tous ces aficionados qui ont le Dogue de Bordeaux "dans la peau"
de se rapprocher un peu plus et de renforcer en toute fraternité une passion respective. Le lendemain dimanche fut la grande messe tant attendue. "Taranis"
Dieu Celte des forces cosmiques nous gratifia de sa clémence et nous accorda même une journée ensoleillée pour notre plus grande satisfaction. Parmi tous
ces beaux spécimens rappelons que deux élus seulement décrocheront le fameux sésame, a savoir le CACS donnant accès au titre tant convoité de champion de France.
Dans une moindre mesure le titre de champion du club est également brigué alors que le B.O.B, lui, relève du phantasme. En fait l'enjeu de cette compétition est
tel qu'une certaine fébrilité ne réussit pourtant pas à départir de leur concentration les différents juges qui s'employèrent avec perspicacité pour départager
les nombreuses et relevées classes. En fin d'après-midi dans le ring d'honneur se succédèrent les prétendants au places du podium. Sous les flashs et
applaudissements furent couronnés:
En femelle même limonade, Vachette de la Tour Gelée "4" en classe champion et Benka de l'Etang de Mirloup "2" en ouverte,
Brook des Mille Diables "4" en inter. Le producteur Jean Marc Le Graet ne lésina pas en plaçant quatre de ses rejetons dans le ring d'honneur,
en effet outre les deux frères cités plus haut, Ceridwenn et sa soeur Culligan du Regard de Breizh firent "2" et "3" en débutant femelle.
Dana de la Caverne des Crocs Mignons "3" en puppy femelle, Dana de la Demeure Combréenne "2", Demba et sa soeur Doumba de l'Etang de Mirloup "3"
et "4" en classe chiot. Et pour finir cette litanie quelque peu indigeste qui atteste toutefois de la bonne santé des sélectionneurs
Français l'élevage de la Tour Gelée deuxième également du trophée Raymond Triquet. Il serait inconvenant de clore ce reportage sans signaler
que 2008 aura été un feu d'artifices pour Enferno Van de Paterhoek. B.O.B à la nationale Française il aura également remporté le B.O.B de la
nationale de Hollande (Champion de Hollande), celui de la Belgique (champion de Belgique) avec également au passage deux B.I.S retentissants,
un a l'internationale de Gent toujours en Belgique, l'autre à l'internationale de Hanovre en Allemagne. Et puis excusez du peu "World Champion"
(champion du monde) en juillet à Stockholm en Suède, et pour couronner le tout récemment un B.O.B a la nationale Allemande avant d'être sacré
champion Européen à Budapest un jour après avoir fait le B.O.B au "Molossershow" (les deux en Hongrie). J'en passe et j'en oublie, dont pas mal
de B.O.B en Grande-Bretagne, pays ou il vit, son récent titre de champion International passerait presque inaperçu !
Jamais auparavant un Dogue de Bordeaux n'aura éclaboussé de sa classe une telle suprématie. On comprend les deux partenaires,
le Belge Bart de Croo et l' Anglais Nik Burnikel, quand ils disent être "over the moon".
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La cité corsaire accueillait pour la seconde fois ce 24 et 25 septembre "la Mondiale d'élevage" de Dogues de Bordeaux

Le soleil eut la bonne idée de s'inviter sans pour autant nous accabler. Qui plus est, la mer bordant le site offrit sa fraîcheur aux
nombreux participants qui eurent la bonne idée de ne pas s' en priver. Même si le stress de l' organisation m' étouffait, autant vous dire d' emblée que
ce fut, egoïstement pour moi, un week-end mémorable. D' abord un spectacle inhabituel de Dogues de Bx nageurs ou barbotant avec leur propriétaire en tenue
de bain réjouit les nombreux visiteurs en cette fin de saison ! Et puis cette vision surréaliste du site du pré des pêcheurs que j' emprunte régulièrement
fourmillant de Dogues de Bx restera gravée longtemps dans mon "disque dur" ! Quelques 202 chiens provenant de 18 nations vaquaient et gambadaient dans une
allégresse générale. Pèle-mêle, un melting pot cosmopolite s' entremêlait dans un dialogue confus ponctué par l' indispensable langage de mains: locaux et
régionaux bien sûr venus découvrir notre molosse, mais aussi les nouveaux venus Slovaques Croates et Grecs côtoyant Américains Scandinaves ou Slaves.
Cette liesse caractéristique de notre club de race était ici décuplée. Les juges Anne Marie Class, Le Magnan et Novaresio en furent les témoins.
Comme l' a soulignée Sylviane (Tompousky, présidente de notre association), cette N.E est le mètre étalon pour la race. Et le moins que l' on puisse dire
est que le plateau fut à hauteur de l' événement. Les ténors mondiaux de la catégorie ne vinrent pas uniquement pour figurer et visiter la région.
Une telle qualité de Dogues ne laisse personne indifférent. Aussi dans ce contexte on peut dire que les Français s' en tirent bien avec 5 premières
places sur 6 remportés dans les petites classes même s' il faut relativiser en se disant que les étrangers sont susceptibles de se déplacer avec des
chiens plus caractéristiques donc forcément plus âgés. Avec en chiots mâle: Apollon des Molosses du Couronnais de et à Philippe Grichois.
Chiot femelle: Adelscott des Maîtres de la Nuit de et à Antoine Gicquiaud. Puppy Mâle: Arsène de la Vallée de St Georges de et à Renaud Ardeche, puppy femelle: Fiona 2 Z Vlckovského mlyna de et à Tatiana Retzerova de Slovaquie.
Classe débutant mâle: Vargas du chant de Minos de et à Gérard Sarda, débutant femelle: Venus de la Tour Gelée à Frederic Barbe. Par contre et de manière
prévisible, 7 des classes open sur 8 furent acquises aux étrangers. Dont 4 due à la production Hollandaise. Constatez de vous même: classe jeune mâle et
meilleur de race Moby de legeane à Gérard Van't Hull. Jeune femelle Caprice From Frizian South East à Mr Van Riezen. Intermédiaire femelle
Hazel Van de Heerlijkelanden à Mme Sorensen de Norvège. Et enfin ouverte femelle: CACS et meilleure femelle, Angel Dolce Vita Liberté Bordeaux de et à
Monique de Haas. La réserve de CACS est également revenue à un Hollandais: Casey the Rumbling Red à Kees Mellisant. En ce qui concerne les mâles,
le CACS est revenu au vainqueur de la classe intermédiaire: Ross à Mr Ranno d' Italie devant le nouvel "épouvantail" Dilenn Van de Paterhoek au Belge
Bart de Croo qui a du se contenter cette fois ci de la réserve (BIS à Lyon et je viens d' apprendre à la RADUNO de Rimini).. Meilleur de la classe ouverte
mâle le nouveau champion du club Cedje Van't de Bulscampvelt a masque noir appartenant à Pascale et André Hustin également de Belgique. Quant à la classe
champion, elle a vu la victoire en femelle de Mary Montgomery des USA avec Powerhouse Gothic Guardian Brawnkyn qui aura été récompensée de son périple
Californien. La France "sauve l'honneur" en mâle avec le champion de France Signore Kwan de la Seigneurie des Chartrons appartenant à Carole Cnudde qui
termine devant le double champion du monde Américain Powerhouse Gothic Guardian Braxx (frère de Brawnkyn). Signore Kwan fut aussi le premier lauréat du
trophée Raymond Triquet remis en main propre par celui que l'on surnomme le "rédempteur de la race". Cette récompense honore le meilleur lot de reproducteur
et Signore réussit le tour de force d'en composer un avec pas moins de sept descendants de nationalité différente !
Que dire de cette N.E ? La Hollande dominatrice, une évidence. On retiendra que pour la énième fois Gérard Van't Hull n' a pas manqué de s' illustrer.
Le B.I.S Moby de légeane certes ne porte pas l'affixe "de la Maison de Hollande", mais il est le fruit de sa sélection. En effet Moby est issu par
"Temple Feston" qui avait également remporté le B.I.S à la nationale de Peyrins il y' a deux ans ! Quant à l 'affixe De Légeane il appartient au
sympathique et discret Hollandais Jan Dykstra revenu au plus haut niveau en alignant pas moins de quatre chiens dans les différents podiums.
Cependant la classe vétéran aura été celle qui m'a le plus marqué avec la remise de prix en hommage à deux chiens âgés de neuf ans. Le premier
Marcus de Tropez, frère du célèbre Marius, venait de subir une opération et n' était pas au mieux de sa forme. Je tenais à sa présence car bien
que ne m' appartenant pas, une tendre et forte complicité nous unie. Et puis aussi Marcus était le seul Dbx présent à l' édition précédente de
St Tropez; celle de 1998. Allez Marcus accroche toi mon copain....Le second est Mask, notre champion de France qui n' arrête pas de nous surprendre.
Il n'a jamais failli à aucune de nos N.E depuis 1999 ! Pour sa première participation en vétéran, sachant que la longévité n'est pas un point fort chez
le Dbx, la saveur de cette récompense toucha de plein fouet son propriétaire, Italo Duranti, ainsi que tous ceux présents qui eurent du mal à cacher
leur émotion.
C' est sûr la mer n' est pas une finalité pour organiser un rassemblement canin. Surtout quand celui ci ne se conjugue pas forcément avec accessibilité.
Pourtant il m' importait de démontrer que ce léger handicap pouvait être largement compensé par l' environnement. Saint Tropez n' est pas que frime et fric.
C' est avant tout un village pour lequel se battent encore quelques pêcheurs qui cherchent à préserver leur authenticité. Ce fut pour moi un honneur que
d' avoir pu mêler ma passion sur un site ancré dans la tradition Tropézienne: le pré des pêcheurs. Tous les messages de sympathie émanant de personnes
qui ont passé un excellent séjour me vont droit au coeur.
Dès a présent je donne rendez vous à la prochaine d'ici quelques années en promettant de faire mieux.
Photos de l'expo

Marseille 2006, petite cuvée...
41 Dbx seulement, ce qui est dans l' air du temps quand on voit les stats des autres chiens. Nous sommes toutefois comparativement au dessus de la moyenne;
39 Boxers, 27 Dogues Argentins !! Notons les 3 Bull-Mastiffs et 3 Mastino Napoletano ((alors que ceux ci dépassaient la soixantaine quinze ans en arrière).
L' ambiance était relax, le buffet extrêmement garni grâce à la générosité des amateurs de la région avec tarte Tropézienne à volonté. Les jugements ont duré
pratiquement 5 heures, signe d' application et d' un plaisir non dissimulés par notre présidente qui s' attendait il est vrai à un nombre de chiens supérieur.
L'assessorat de Mme Paule Riviere a donc pu se dérouler de la façon la plus ludique possible, et c'est tant mieux vu la pénurie de juges dont souffre notre race.
Que dire ? Dilenn Van de Paterhoek, premier, a reçu le trophée Jean Letandart...je ne crois pas que cela soit sujet à polémique tant ce Dbx est au dessus du lot !
Vraiment phénoménal pour ses 18 mois ! Son prop, Mr Cablat était lui dans la quatrième dimension..Je rends hommage au producteur Bart de Croo qui non seulement
accompli un travail de sélection remarquable mais également se révèle un personnage disponible, courtois, qui n' a pas la grosse tête, et qui de surcroît parle
parfaitement le Français.
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Histoires d'Ham
Dogue..vole
Terrasse de l’hôtel "De France", Ham ce vendredi soir, la veille de la Nationale. Alors qu’une douce quiétude enveloppait la place du village à l heure
de l’apéritif, l’ambiance n’était franchement pas à la morosité à la table composée en majorité de gens du midi. Sous l’hilarité générale provoquée par
Richard Borel & Jacques Burel (surnommés les Bourel' s Brothers), la tenancière nous surveillait en biais d’un oeil tout en jetant l’autre, inquiet,
sur nos Dogues de bx. A côté de nous une table de quatre convives dînait en toute tranquillité. Tout à coup, un fracas incroyable vint bouleverser cette
festivité. Aussi incroyable que cela puisse paraître un Dogue de BX venait de s’écraser sur la table de nos voisins, pour rebondir sur ses quatre pattes,
intact, sur la terrasse ! Par chance, sa chute du premier étage, fût amortie par la bâche de la terrasse. Et heureusement pour les clients attablés,
juste une peur énorme dû à l’effet de surprise. La petite serveuse, choquée, fut quitte pour l’angoisse de sa vie. l'hôtelière comme pétrifiée.
Tout ce petit monde resta un laps de temps sur le coup de la stupeur. Philippe le propriétaire du chien, parti un (interminable) moment relaxer son chien,
laissa à son grand désespoir en plan la patronne, qui, tout en relevant les dégâts commençait à nous lançer un regard hostile, des...deux yeux.
Un super repas bien arrosé de plus de 10 personnes, payé cash, lui redonna le sourire.
Dogue..sale
Après une nuit réparatrice, l’accueil fut tout de même assez composé le petit matin de la part de celle ci. Nous fîmes tous un effort pour ne pas rajouter
au malaise de la veille. Philippe déjeunait avec nous sans son "Dogue volant" resté dans la chambre, fenêtre cadenassée! Arriva Richard Borel, la mine un
tantinet défaite, à la salle du petit déjeuner avec Ubo-Goss. L’hôtelière qui fit mine de lancer un "qu’il est joli" au chien sur un ton des plus doucereux,
ne reçue en échange, et juste devant ses pieds qu’une énorme vomissure. Reliquats du repas de la veille ? Toujours est il que visiblement dégoûtée et ne
pouvant réprimer son agacement, elle partit de la salle des "petits-dej" en marmonnant quelques amabilités à notre égard. Son mari, beaucoup plus détaché
des contingences en profita pour prendre le relais. Il faut dire que prenant très à coeur son boulot de tenancier, il avait trouvé la veille avec l'équipe,
un soutien de taille aux "débats" du coin du zinc. La conversation à peine réamorcée, l’ambiance matinale fut vite mise à l’épreuve par une nouvelle
péripétie. Ubo-Goss, tenu du bout du pied de Richard par une laisse flottante eut la bonne idée de sauter sur la vieille chienne de la maison, mélange
hirsute de Korthal, croisé " porte et fenêtre" qui cavala, aussitôt, sans demander son compte en allant se réfugier dans les jupes de sa patronne.
Courroux de celle ci, qui laissa exprimer sa vraie nature.
Les murs pourtant épais de l’hôtel raisonnent encore de son langage de charretier des plus seyants! Elle ne fut, pourtant pas au bout de sa peine, car
elle aurait pu boire la coupe jusqu' à la lie avec l’épisode suivant.
Spider Man.
Tard dans la soirée, suite au repas du samedi soir organisé par le club, la petite équipe entreprit de rentrer à l’hôtel, histoire de recharger les accus.
Nous traversâmes Ham sans coup férir. Ni âmes perdues ni chats pelés ne vinrent perturbés les ruelles hantées d’un bourg engourdi. Demain était une journée
chargée, et la clé que nous avait fournie la patronne était censée nous plonger dans les bras de Morphée. Que nenni ! Cette fichue clé étant inadaptée
pour ouvrir la serrure, nous sonnèrent désespéramment. Nos appels étant restés vains pendant d’interminables minutes, épuisés et à bout de munitions,
Philippe, moniteur de ski et alpiniste confirmé eût l’idée saugrenue mais toutefois salvatrice d’escalader la façade pour tenter une "intrusion" dans sa
chambre située au premier étage de façon à nous ouvrir de l'intérieur. Pratiquement arrivé au but, nouveau coup de théâtre. La patronne emmitouflée dans
une robe de chambre chatoyante, la tête boursouflée et les cheveux électrisés par ce sabotage de nuit écourtée, nous ouvrit la porte en grommelant.
Si ses yeux avaient pu tirer des "balles", sans nul doute elle nous aurait "flinguer". Je vous passe les remarques désobligeantes, et autres invectives
sur notre incapacité à ouvrir une porte. Jacques s'emballant, lui aussi, fit remarquer que sa clé ne fonctionnait pas. Ce qu’elle s’empressa aussitôt de
vérifier. Mais le hic était que cette clé était restée en possession de Philippe qui poirotait dans une position des plus inconfortables. Suspendue
désespérément à la gouttière, et pour rajouter un peu plus à notre déconvenue, celle ci, malencontreusement finissait par céder à un point d'attache
laissant échapper au sol quelques menus gravats. Étonnement, somme tout légitime de notre hôtelière qui voulu aller constater d’ou provenait cette chute.
Face à ce nouveau "challenge", il aura fallu toute la finesse psychologique des Bourel's Brothers qui l’entraînant délicatement mais sûrement à l’intérieur,
arrivèrent à lui détourner l’attention. Sans aucun doute cette présence d'esprit
nous aura épargné une garde à vue au poste de police le plus proche pour "maraudage". On aura eu chaud aux fesses!
Moralité
Si le Dbx s' est taillé un beau succès à Ham en tenant l'affiche tout un week-end, je ne suis pas si sûr qu’à la prochaine N.E organisée dans ce bourg
l'hôtel de France veuille bien nous accepter . J’en suis désolé, mais cet enchaînement de circonstances aura réduit à néant notre rôle d'ambassadeur
de la race.