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C'est ici un site de bonne foi, visiteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je n'y cherche aucun intérêt sinon celui de servir ce chien. Que je me fusse mieux paré si ce site eut été voué à des fins mercantiles. Nul doute que si j'eusse été dans une société sans artifices je m'y fusse peint sans retenue. Ainsi, visiteur, mes défauts s'y liront au vif, pour cette raison, à moins de t'échauffer la bile, tu peux ne pas t'employer à naviguer.

Adieu donc ce 

Toute ressemblance caricaturale avec un maître à penser du XVI siècle ne fait aucun doute.

"Bordeauxmania"; the story of the Dogue de Bordeaux all over the world...
Cliquer sur "Bordeauxmania" c'est partir à la rencontre du Dogue de Bordeaux en abordant de façon originale ses nombreux éleveurs dispersés dans la planète. Savoir quels ont été les locomotives et ceux qui dorénavant risquent de les dépasser. Vous y découvrirez également les Dogues qui ont marqué la race, ceux qui sont sur le devant de la scène actuellement. Mes liens c'est "Bordeauxmania".
Ici mes photos sont les vôtres, pas de "copyright", pas de propriété intellectuelle, contradictoire avec la mission première d'échanges que s'est fixée le web. Partant de ce constat si une photo circulant sur la toile que j'ai cru bon de mettre en avant pour faire la promotion de la race, et accessoirement la vôtre, dérangeait, n'hésitez pas à me le faire savoir, je l'enlèverais aussitôt.
Ce site étant conçu comme un récit retraçant, par l' historique de mes Dogues, les particularités propres à cette race, je vous conseille si vous disposez d'un peu de temps, de suivre le guide en dessous du préambule, et de le suivre chronologiquement Dogue par Dogue. En vous souhaitant une bonne visite.

A la Nationale d' élevage de St Tropez le "combat des chefs" entre Powerhouse Gothic Guardian Braxx et Signore Kwan de la Seigneurie des Chartrons. Rendez vous à la page NEWS pour le compte-rendu de cette manifestation qui restera marquée dans les annales.

Pourquoi un Dogue de Bordeaux? On pourrait, après tout, retourner la question; pourquoi pas une autre race ? Un Caniche, ça ne vous dit pas..! Et bien, si vous faites parti des gens qui adulent une race et dénigrent une autre, alors vous n'êtes pas cynophile (qui aime les chiens; petit Larousse). Il ne faut pas oublier que toutes les races de chiens, malgré leur diversité inouïe, font parti de la même "espèce". Au départ le chien primitif possédait des formes "académiques", c'est à dire de proportions et de format moyen, il n'y avait pas de géants, de nains, ni de museau "écrasé". Ces différences morphologiques et d'aptitudes ont été façonnées par la main de l'homme au cours des millénaires pour les orienter vers diverses utilisations. Désormais, notre société moderne, ultra urbanisée n'est sans doute pas adaptée à s'embarrasser d'un chien de berger en ville. Cependant, l'attachement irrévocable que nous lui portons a amplifié une catégorie dite d'agrément, généralement de petit format, où l'utilité est ignorée au détriment d'un "look" qui peut, parfois, en cultivant les anomalies, être proche de la monstruosité. Ainsi on comprend mieux, que nous puissions avoir une préférence pour un type particulier de chiens, même si, en l'occurrence avec ces chiens dits de "compagnie", elle n'est basée que sur l'apparence. Tiens le caniche, au hasard tant raillé par les amateurs de molosses, alors qu'en moyenne sa capacité de compréhension, se situe au dessus de ceux ci (aux molosses, pas aux maîtres..). Ou un Yorkshire, à connotation "blonde, escarpin et manteau de fourrure", qui pourtant, en tant que canidé conservant intactes les caractéristiques du Chasseur, se rappelle à ses bons souvenirs d'atavisme, dès que celui ci voit passer un rongeur dans l'appartement. Un Teckel, que l'on voit arpenter nos trottoirs, affublé parfois d'un imperméable, à défaut de s'engouffrer dans les terriers, museau et corps lardés de cicatrices. Sans aucun doute, cet accoutrement censé le protéger, devrait le prédisposer plus précocement aux rhumatismes. Plus tendance que jamais, nous avons en ce moment au catalogue, le Chihuahua, qui se montre plus pratique à emporter dans le sac Vuitton qu'un Labrador. Sa maîtresse confondrait t'elle nanisme et impotence. A force d'accorder des sentiments humains (anthropomorphisme) aux animaux de compagnie nous finissons par les dénaturer en inhibant leur fonction utilitaire. Par contre, à l'inverse de ces races devenues d'agrément, il y a aussi d'autres chiens, qui possédant une agressivité intra spécifique (entre eux) naturelle, sont conditionnés pour attaquer l'Homme. Agissant comme un miroir grossissant pour individus refoulés, ils deviennent des armes par destination. Il en est ainsi du plus controversé, le Terrier de type Bull, qui paye un lourd tribut à la stupidité humaine. Le Rottweiller, dans la ligne de mire, lui se fait, autant qu'il puisse l'être, discret. Quant au Dogue de Bordeaux, au faciès rébarbatif, un moment dans le collimateur, il semble sorti d'affaire. Sans doute, un seuil de réponse élevé, (temps de réaction assez long) aura découragé ces pseudos amateurs de chiens, plus soucieux de tenir un faire-valoir au bout de la laisse qu'un animal animé de sentiments. Pour l'occasion je citerai Buffon (qui n'était pas bouffon), célèbre naturaliste, "et il adore l'homme, qui ne le mérite guère et qui ne le vaut pas,". Mais après tout ne dit on pas que le chien est à l'image du maître? Il y a, en effet, des clichés qui se justifient, ne serait ce que en constatant en exposition, le mimétisme, certes caricatural, entre certains chiens et propriétaires. Le choix d'un Dogue de Bdx peut alors trouver une réponse dans l'argumentaire suivant: ne représente t'il pas mieux que quiconque, pour reprendre un célèbre slogan, la force tranquille ? Montrer sa force, sans ostentation, pour ne pas avoir à s'en servir. Le propre de la dissuasion. Ce n'est pas non plus un hyperactif, un "nerveux de la gâchette" qui aboie à tout bout de champ au moindre bruissement. Son côté nounours plait beaucoup aussi; ours qui sait se montrer protecteur avec les siens, surtout les enfants de la maison. De fait, il est vrai qu'en règle générale, les propriétaires de Dogues de Bdx s'avèrent des gens discrets, réfléchis, stables, en parfaite harmonie avec leur chien. La comparaison s'arrête toutefois là, car contrairement au Dogue, aucun d'eux à ma connaissance, ne bave.

Mon amour pour les chiens est antérieur à mes souvenirs (du moins c'est ce que l'on m'a dit).Adolescent, nous possédions déjà un Berger de Beauce (mon oncle pratiquait un peu d'élevage), Rex: gardien redoutable. Mon coup de coeur pour les races dites brachycéphales (à crâne et museau court) date de cette époque. Faute de molosses à se mettre sur la dent (ils étaient très rares) je rêvais devant des photos incertaines; un Matin Napolitain, noir, avec les lèvres inférieures rougeâtres qui retombaient, dégoulinant de bave, terrifiant… un Énorme Mastiff de plus de cent kilos. J'avais même punaisé dans ma chambre, au milieu des posters de motos et de groupes rock, une photographie du sculptural Dogue de Bordeaux TARZAN DE LEYSTER, fils d'ORAUCH DU LUPANGO D'OSTREVENT. Différentes reproductions de Bouledogues Français hantaient ainsi mon imaginaire et particulièrement D'ARCHÉTYPES BULLDOGS ANGLAIS, race qui me fascinait depuis la lecture de "Croc-Blanc" de Jack London. A la disparition de Rex, alors que j'effectuais mon service militaire, profitant d'une permission, mon père voulut me faire une surprise. Il m'offrit son "interprétation" du "bouledogue", dont je parlais tant. Terme générique pour beaucoup de gens, se définissant par,"qui a pris une porte sur la gueule étant petit". Il s'agissait en fait d'un Boxer "typé Dogue de Bordeaux", acheté au chenil voisin, que l'on nomma Joss. Ce que mon père ne savait pas, c'est qu'entre-temps, j'avais moi aussi entreprit des démarches pour acquérir mon Bulldog (un vrai). A l'époque (1974) deux éleveurs étaient sur le marché en France, Madame Darcourt (célèbre pour ses BullMastiffs) dans le Maine-et-Loire qui n'avait rien de disponible et l'élevage Oldyore Kennels dans l'Essonne. Ce dernier, bon vendeur, n'ayant pas non plus de portée à venir me proposa une race "cousine". Et voila comment, dans la crédulité de mes dix huit ans, je me retrouva maître d'un Bull-Terrier, Jiffy, et d'un "Boxer" pratiquement en même temps. Mon baptême du feu dans le monde du chien partait sur les chapeaux de roues. Je garde un super souvenir de ces deux chiens, bien que Jiffy me causa des déboires avec les chiens du voisinage, et en règle générale avec tout autre animal, au point que je ne pouvais jamais le lâcher sans que cela ne se finisse en pugilat. Le pire était quand il réussissait à entraîner Joss. Ce qui finit par valoir un déménagement à mes parents! J'aurai au moins appris l'art du combat de chiens et surtout la technique, qui nécessite doigté et sang-froid, pour tenter de les séparer.
Bien que par la suite, je posséda aussi un Bouledogue Français ARCHIBALD, véritable "personnage" qui marqua la mémoire de nombres de personnes à St Tropez, au fil du temps et de ma maturité, l'envie de posséder un Bulldog s'étiolait à l'avantage du Dogue de Bdx. Joss, mon Boxer ne fut pas étranger à cet état. Il est un fait que beaucoup de possesseurs de Boxers viennent naturellement au Dogue de Bdx. L'historique, le caractère, le physique du Dogue me collait, décidemment, de plus en plus à la peau. C'est ainsi que logiquement, à la disparition de mes deux compagnons, je me tournais vers ceux ci.


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