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En digne héritière de Félicie, Hourra, au masque marron, était d'un bon format avec une hauteur au garrot conséquente. Elle tenait de sa mère ce corps un peu "enlevé", préjudiciable à l'aspect près de terre qui fait le charme du Dogue de Bdx. Cela est il du à un manque de hauteur de poitrine, ou alors à des membres antérieurs un peu longs? Probablement aux deux (mon colonel). Cependant une circonférence de poitrine importante, plus de 94 cm, présume pourtant un tronc volumineux, mais, en fait la clé est là, pas vraiment bien suspendu. La tête caractéristique était, elle, marquée du sceau du père, à la limite cependant de l'hypertype : ridée, crâne et museau large, stop très marqué. D' ailleurs, Hourra eut un parcours d'expositions supérieur à Félicie et son titre de championne internationale fut vite bouclé. Par contre contrairement à sa mère et je peux en parler d'autant plus sincèrement car c'est moi qui l'ai produite, les allures manquaient d'aisance. Les postérieurs ne poussaient pas assez et les antérieurs ne couvraient pas le terrain comme il aurait fallu. Pourtant Hourra n'a jamais eu de problèmes de boiteries ou même de raideurs pendant et après sa croissance qui pouvaient laisser penser à un problème lié à la dysplasie-coxo-fémorale. Bien que ne lui ayant pas passé la radio des hanches car celle ci n'était pas encore à l'ordre du jour je suis certain, avec le recul, qu'elle ne devait pas être indemne. Que dire de ce sujet récurrent qu'est la d.c.f? En sachant déjà d'une part qu'elle n'a pas forcément un lien avec les perturbations locomotrices et de l'autre que son éradication n'est pas envisageable. Selon la classification internationale qui tient compte de plusieurs degrés d'évolution et sans vouloir minimiser certains cas invalidants, toujours regrettables, elle est tout de même, de nos jours, dans son ensemble largement "diabolisée". S'ensuit des procédures judiciaires, trop souvent injustifiées, provoquées par certains vétérinaires, "pompiers incendiaires" qui n'hésitent pas à jouer sur deux tableaux. De plus, s'agissant d'un critère de sélection comme d'un autre, il faut reconsidérer la d.c.f par rapport à un ensemble d'autres tares qui touchent le Dogue de Bdx, dont les éleveurs, qui sont eux sur le "terrain", doivent aussi tenir compte. Ce qui réduit à "peau de chagrin" leur champ d'actions et pourrait amener à un génocide s'il devaient appliquer les prescriptions à la lettre. Or, pour certains scientifiques retranchés derrière leurs théories, tout chien qui n'est pas exempt de dysplasie ne devrait, dans l'absolu, pas reproduire. Au risque ainsi de priver le réservoir génétique de la race d'étalons ou de lices remarquables qui sont légèrement atteints. Le scientifique parle concret, la sélection de chiens de race se fait, elle, d'une façon abstraite. C'est la contrepartie d'une sélection qui n'est pas naturelle. Quand on désire un chien de race qui soit le plus ressemblant possible d'un modèle, qui privilégie donc l'apparence, on doit accepter en même temps, tout en les combattant, les lois régies par une sélection artificielle forcément homozygote, qui révèlent à la fois les qualités mais aussi... Les défauts. C'est là que se trouve l'écueil, c'est ce que j'appelle l'antagonisme d'une sélection qui se heurte à la difficulté à faire du "bon" qui ressemble à du "beau". Tout est dans la mesure et dans la volonté à ramener à un taux insignifiant cette tare, en faisant attention à ne pas brûler les étapes. Fions nous au bon sens et au pragmatisme des éleveurs qui, en l'espace de deux décennies récoltent les fruits de la cotation très sélective mise en place par la société des amateurs de Dogues de Bdx. Il n'y a qu'à constater le progrès fait aujourd'hui par nos Dogues aux allures pour s'en persuader. Même s'il reste du chemin à parcourir.
Hourra possédait un CARACTÈRE affirmé mais cependant instable, à la limite de l'hyperactivité. Dés que son quotidien était un tant soit peu bouleversé elle commençait à haleter, guettant autour d'elle, gardant son entourage en s'agitant plus ou moins d'une façon désordonnée. Cette nervosité se répercutait dans la place qu'elle devait tenir dans la hiérarchie au sein du groupe. Incapable d'affirmer une réelle dominance, sinon que semer la zizanie, elle fût à l'origine de bien des conflits entre mes femelles Dogues. Hourra m'apporta la satisfaction d'avoir deux portées, la première en 1995 de huit chiots,dont une photo illustra les voeux du bulletin, issue de l'emblématique"IDEM DEL MATACHIN", et la seconde en 1997; deux chiots, avec le fils d'Idem, Jarnac de la Seigneurie des Chartrons. Un des deux, NAÏADE DE TROPEZ ira chez ma copine Pascale De Clérico, qui s'éfforce de suivre la lignée, en particulier avec REGGAE D'ESCALUGANTO NIKITA. Cette fois ci la photo des chiots dans l'étal du marché au poisson, au milieu des st pierre et rougets, me servit à annoncer la nationale d'élevage de ST TROPEZ de 1998 (celui qui se souvient de la formule employée aura droit à ma considération). Hourra s'est éteinte dans sa septième année d'une tumeur au cerveau.

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